Nos Activités

 

Petite commune de 14 km(soit 1400 hectares) et de 200 habitants, Trémargat est renommée pour son dynamisme, sa créativité et sa vie sociale animée. Mais aussi pour ses chemins creux, les cailloux qui y poussent, ses paysages et richesses naturelles (landes, bois et bocage préservé entre 3 rivières : Blavet, Saint-Georges et Belle-Chasse).

Un restaurant bio, un café associatif dynamique, des gîtes, une épicerie associative bio et locale, mais également une base nautique et nature au bord du lac, une ferme pédagogique etc... Voici les nombreux lieux d’accueil, d’activité et de rencontre de la commune.

Commune rurale, Trémargat connaît une vie agricole importante et principalement orientée vers l’élevage : une quinzaine de sièges d’exploitation sont situés dans la commune, sur une surface agricole au demeurant réduite (environ 600 hectares). Si l’agriculture biologique et les activités de transformation des productions pour commercialisation en vente directe y sont particulièrement présentes, elles n’ont pas l’exclusivité. En faisant un clin d’œil à la notion de biodiversité, on pourrait dire que Trémargat se caractérise par l’«agro-diversité» ! En se promenant, on y croisera aussi bien troupeaux de vaches laitières que de Salers, de chèvres que de brebis, ainsi que quelques petits élevages avicoles. Un paysan-boulanger et des maraîchers en cours d’installation sont aussi parties prenantes de la vie agricole et sociale communale. Plusieurs de ces fermes approvisionnent l’épicerie paysanne locale. Une association de soutien à la SCI de Trémargat a d’ailleurs pour vocation de conforter ce mode de développement local.

 

L’artisanat est également très présent dans la commune : parmi d’autres, on peut par exemple citer la pratique des arts floraux, ceux de la coutellerie, de la poterie, de la peinture ou encore de l’ébénisterie. D’autres entreprises artisanales (électricité, menuiserie, bâtiment, …) ont été créées dans la commune au cours des dernières années. Des professionnels de santé (en infirmerie et ostéopathie) y sont aussi installés. Un site de carrière d’exploitation du granite est présent sur la commune.

Les habitants ont redessiné leur bourg lors de chantiers participatifs ouverts à tous et accompagnés par le CAUE22. De multiples partenariats ont été noués au fil des années pour mener à bien de nombreux projets innovants et dans des domaines variés. L'entretien des aménagements du bourg continue à être fait par les bénévoles au fil de l'année. 

La Nature

Trémargat abrite quelques trésors de biodiversité...

 

Trémargat borde les spectaculaires gorges de Toul Goulic formées par le Blavet. L’eau y gronde après les fortes pluies hivernales et l’atmosphère y reste humide toute l’année. Cette humidité donne un caractère particulier à la végétation : luzule des bois, lichens accrochés aux branches des arbres et aussi petites fougères rares sur les rochers comme les hyménophylles.

 

 

Mulette perlière

Les rivières ont creusé des vallées profondes et étroites, en gorges et chaos rocheux spectaculaires. ]De l’eau d’excellente qualité, qui court sur le sable et les graviers siliceux : voilà tout ce qu’il faut pour héberger la mulette perlière. Une centaine d’individus de cette moule d’eau douce, devenue rare à l’échelle européenne, habite encore le lit du ruisseau de Saint-Georges. Son cycle de reproduction passe par une phase de parasitage temporaire de la truite fario qui, elle aussi, vit dans les cours d’eau vive et bien oxygénée.

 

 

 

 

Trichomanes remarquable

Sur les rochers d’une très jolie petite cascade du ruisseau de Belle Chasse, à la limite Ouest de la commune, une fougère très rare a développé ses frondes : le Trichomanes remarquable. Autrefois, on le trouvait plutôt accroché aux parois des puits : il avait besoin de se faire régulièrement éclabousser dans la pénombre et la fraîcheur pour prendre cette forme feuillée. Ici, ce sont les gouttelettes projetées sur le rocher par la cascade qui lui ont donné sa vigueur.

 

 

 

 

Tremargat et Natura 2000

L’Union Européenne a choisi de mettre en place un réseau d’espaces naturels, dont la richesse biologique doit contribuer à préserver la biodiversité sur l’ensemble du territoire communautaire. Les directives européennes instituent le réseau Natura 2000 constitué de deux types de sites :

  • Les Zones de Protection Spéciale (Z.P.S.), consacrées à la préservation des oiseaux, en application de la directive "Oiseaux", 
  • Les Zones Spéciales de Conservation (Z.S.C.) consacrées à la protection des habitats et des espèces (faune, flore) dits d’intérêt communautaire, en application de la directive "Habitats- Faune-Flore".

Pour plus d'informations vous pouvez consulter la page du site Bretagne Développement Durable consacré à Natura 2000 et/ou la page de l'Inventaire National du Patrimoine Naturel dédiée à ce site des "Têtes de bassin du Blavet et de l'Hyères".

 

L'Histoire

Tremargat, une jeune commune...

Le nom de Trémargat (Tremalgat en breton) remonte au haut moyen-âge. C'est Tre Maël Kad, c'est à dire la trêve de Maël Kad. Ce personnage de Maël kad, dont le nom signifie "Prince au combat" se retrouve à Plumaugat (Plou Maël kad).

Avant la révolution, Trémargat, sur le plan religieux, était une trêve de Plounévez Quintin, paroisse de l'Évéché de Quimper, donc en Cornouaille (Kerne en breton). Cette trêve est desservie par un prêtre vicaire qui dépend donc du "Recteur" de Plounévez (an aotrou person en breton).

Après la révolution, Trémargat demeure une dépendance de Plounévez sur le plan religieux et son territoire est inclus dans la commune de Plounévez. Mais les Trémargatois (Tremalgadis en breton) ne se sentent pas Plounéveziens. Il est vrai que le bourg de Trémargat dispose déjà de tous les services nécessaires à la vie de l'époque : une chapelle aisément transformable en église paroissiale, une taverne (Ostaleri en breton), une forge, divers artisans... Ils se sentent donc en droit de demander leur indépendance !

En 1832 la trêve de Trémargat devient paroisse et un premier recteur est nommé au premier mai : Pierre Loyson. Cet actif recteur fait construire le presbytère, en partie avec les pierres de la chapelle Saint Georges, qui tombait en ruine. Il fait également ajouter à la chapelle une sacristie, terminée en 1842, et une petite chapelle des fonts baptismaux, afin de célébrer les baptêmes. Ainsi la chapelle devient elle église paroissiale, dédiée à Notre Dame et à Saint Gildas (Sant Weltaz en breton).

Comme pour plusieurs bourgades des environs (Saint Nicodème et Saint Servais par exemple) la naissance d'une nouvelle paroisse est suivie de celle d'une commune. Un décret du 8 août 1851 donne naissance à la commune de Trémargat. Cette création prend effet au 1er janvier 1852. Le premier maire est Joseph Loyson, agriculteur au bourg de Trémargat. Depuis lors, treize autres maires se sont succédés dont une femme, Yvette Clément, élue en 2014.

Ainsi Trémargat est une jeune commune de 165 ans au moment où j'écris ce texte (2017)

Contribution d'Henri Le Naou

Le Tourisme

Si Trémargat n'est pas une destination touristique de masse, ses charmes n'en sont pas moins grands, à la fois apparents et cachés : on n'y vient généralement pas sans envie d'y revenir encore!

 

La destination la plus fréquentée est certainement le spectaculaire chaos granitique de Toul Goulic, limitrophe de la commune de Lanrivain, dans les gorges du Blavet. D'autres trésors naturels sont à découvrir, parmi lesquels les nombreux sentiers et chemins creux dans des paysages très variés de bois, landes et bocage.

 

En amont des Gorges de Toul Goulic, la retenue d'eau de Kerné-Uhel, dont le pourtour a été aménagé et est entretenu par le Conseil Départemental, est un lieu de promenade et de randonnée pédestre et cyclotouriste. Sur ses rives comme sur le lac, la Base nautique et nature de Pen ar c'Hoat propose de nombreuses activités sportives et de découverte de cet environnement privilégié à partir de cet équipement intercommunal, ainsi que des possibilités d'hébergement insolite.

 

D'autres lieux d'accueil touristique tel que la ferme-accueil, le camping des Druides, des gîtes privés et un restaurant maillent le territoire de Trémargat. Notons que le café-gîte communal est tenu par l'Association « La Pépie » et se situe en plein coeur de la commune.

Quant à l'église du XVIIème siècle, elle abrite une fresque peinte dans les années 1950, inhabituellement empreinte du souvenir de la Résistance.

 

Plan local d'urbanisme (PLU)

PADD Trémargat

Afin de se donner les moyens d'accueillir de nouveaux habitants dans un cadre de vie préservé, la commune de Trémargat s'est dotée d'un Plan Local d'Urbanisme dès 2006. Celui-ci a été élaboré au cours de 4 années de travail tout au long desquelles habitants et élus ont travaillé de concert. Conçu pour donner un cadre à  un développement doux de la commune, le PLU a permis d'identifier des zones constructibles dans 8 hameaux (ou « villages ») répartis sur le territoire communal, où, dans chaque cas, 1 à 3 terrains constructibles ont été désignés. Au bourg, une « densification tranquille » est mise en oeuvre. Le PLU a permis et continue d'accompagner le regain démographique de la commune, tout en préservant les espaces agricoles et naturels, dont, en particulier, zones humides et boisées.

Dans le PLU, le Plan d'Aménagement et de Développement Durable (PADD) constitue un document-clé, qui donne les grandes orientations de l'ensemble ; la carte permet de les visualiser sur le territoire communal.

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